Accueil Date de création : 27/11/09 Dernière mise à jour : 24/10/11 01:44 / 19 articles publiés

Minuit Sonne.  (Petite Fille) posté le vendredi 27 novembre 2009 22:14

 

Il est minuit..

Et comme toujours, c'est leur moment..

Le Leur celui où Ils déferlent contre les défenses de la ville..

Depuis le temps.. J'ai toujours connu ce moment.. ce monde ainsi.. infesté de zombis..

Mais rien n'y fait.. j'ai toujours autant peur.

Je suis toute seule, mes parents... sont devenus des leurs.. Ils ne m'ont pas reconnu ce soir là. de justesse, un homme courageux, bienfaisant est venu à mon secours me permettant ainsi de fuir.. Je ne sais pas ce qu'il est advenu de lui.. Je sais que je le reverrai jamais plus..

Que me reste t-il? Juste un vieux nounours bouffé par les années, bouffé par la sècheresse, bouffé par mes folles étreintes tous les soirs à cette même heure..

Minuit..

Je suis en boule cachée sous une vieille table dans la tente d'un citoyen au bon coeur. Je tremble, je pleure en silence.

Si jamais ils venaient à pénétrer dans la ville.. Encore des cris de terreurs, la panique, le bruit de leur course rampante dans les rues, leurs grognements en rien comparables à ceux d'une quelconque espèce animale.. C'est inhumain.. Et ces râles comme s'ils se noyaient, ce gargouilli infâme.. Quand ils mangent des gens..

J'ai peur, je veux pas qu'ils rentrent, je veux pas qu'ils me mangent.. Je veux pas Les voir..

Minuit..

Ils se cognent dans d'étranges bruits contres les remparts de la ville.. Dans le silence mort ça résonne, ça résonne dans la tête, ça résonne dans les entrailles..

Apparement, ils n'y arrivent pas, alors ils s'acharnent en colère,

C'est le signe que c'est bientôt la fin!

La frénésie les gagne, ils grattent les remparts encore et encore.. J'imagine toujours des morceaux qui se détachent.. Et j'en frissonne..

Minuit à passé..

Ils repartent, les râles s'éloignent.. Ils ne sont pas entrés.. Pas de hurlements.. tout le monde à survécu!

J'ai survécu! Mais je reste dans ma cachette mon nours serré contre moi, et je pense comme à chaque fois au prochain "minuit"...

Plus nombreux, ils reviennent toujours plus nombreux..

Et ils finissent un soir par passer..

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Une Journée  (Petite Fille) posté le vendredi 27 novembre 2009 22:17


Les jours passent.. Parfois tout le monde se réveille. Mais généralement certains ne se relèvent pas de leur sommeil.. Soit ils étaient gravement malade, soit ils sont morts de leur état de manque les drogues étant d'une addiction extrême.. Et ainsi chaque matin, il y a toujours au minimum un corps à se débarrasser..


 Toutes les journées sont pareilles.. Levé à l'aurore dès les premiers rayons "exorciseurs" du soleil, toujours j'entends ce lourd soupir silencieux qui émane de la ville barricadée et qui nait  de la fusion des contentements silencieux de chacun, signifiant  "Je suis en vie!" Ça m'échappe, certes je me réveille "sauve" moi aussi, mais ma première pensée est que ça va recommencer ce soir, puis s'en suit toujours la même interrogation une personne m'acceptera-t-elle dans sa tente pour la nuit? La vie n'est que survie, certes des personnes s'enquièrent de moi, mais je sens bien que je bouscule leur préoccupations. Il faut le dire, personne ne s'attend à avoir un enfant dans les pattes dans ce monde qu'est le notre.


Comme les autres, aux premiers rayons, je me glisse dehors et silencieuse vais m'installer près du chantier, et je regarde. Des groupes se former, trois ou quatre selon les vivants qui restent.. Un chargé de faire le tour des tentes et ainsi repérer les éventuels cadavres qu'il sortira ensuite.. Un second chargé de puiser l'eau au puits, rassembler toute la nourriture et les produits possibles.. Le troisième chargé de la coordination des chantiers du jour, passant en revu les besoins en ressources, en étroite collaboration avec un quatrième groupe lequel discute des expéditions à mener dans le désert.. Tout se fait rapidement sans traîner, sous le signe de l'habitude. Chacun sait ce qu'il a à faire sitôt que les directives décidées sont à tous révélées, généralement d'aucun n'y trouve chose à redire, parfois un impétueux ose n'en faire que selon ses envies.. L'homme finit soit pendu, soit banni.. et j'ai vu une fois le pauvre fût lapidé sur ce qui tenait lieu de place publique.. Je n'oublierais jamais..


Une ou deux heures passent, puis vient le moment où on me demande "d'Aller jouer ailleurs" , je quitte alors sans attendre la poutre qui me servait de siège. Je vais chercher ma ration d'eau et de quoi manger.. A cette seconde action je sens des regards assassins me transpercer, je suis la seule à boire ET manger chaque jour où nous ayons survécu.. Eux les autres citoyens, se privent, ne s'autorisant de l'eau qu'un jour sur deux quand ils ne sont pas de sortie dans le désert aride.. faisant de même avec les maigres rations de nourritures que nous avons alternant ainsi l'un et l'autre un jour sur deux dans le meilleur des cas.. Cas qui n'est jamais le meilleur, car toujours ils se privent.. ou plutôt se sentent de se priver pour ne pas se mettre quiconque à dos..


Je ne peux pas faire comme eux.. Mon corps réclame et je lui donne. Ce n'est pas de ma faute si je suis d'une faible constitution.. Et étrangement, je reste en vie.. Je dois tirer des six à chaque fois sur le dé de la Vie.. Mes rations dénichées, je me fais de nouveau invisible aux yeux de tous et vais "camper" du côté des dernières constructions achevées.. Aujourd'hui, je choisis de m'asseoir au bord du grand fossé laissant mes frêles jambes se balancer au dessus de ce vide béant.. Je m'imagine alors Ceux des Hordes qui lors de l'attaque de la veille y sont tombés.. Je les sens à l'affut de ma chair fraîche et jeune.. Parfois je crois même les entendre émettre des râles d'accablements, dépités de ne pas me voir tomber.. C'est un "amusement" comme un autre.. Je me demande parfois si papa et maman sont là.. au fond de cette fosse à attendre patiemment ma chute pour de dévorer à mort, ou me dévorer juste assez pour que je devienne comme Eux..


La matinée s'écoule, les groupes d'explorations sont sortis dans le désert, ne restent que les chargés du chantier. De là où je suis j'entends hurler les instructions,  j'entends la scie couper le bois des souches, j'entends la ferraille devenir d'importantes structures métalliques dans l'atelier, j'entends le tout devenir une nouvelle défense, un nouveau rempart contre Eux...


...

L'après-midi est bien avancée, il y a longtemps que j'ai quittée mon "perchoir" de fossé, j'ai erré dans la ville tranquillement sans rien en tête, ma peluche toujours serrée contre moi, puis j'ai dormi  dans une tente vide son propriétaire s'étant absenté pour la journée.. Et enfin j'en suis revenue au chantier. A même le sol je me suis assise et j'ai regardé le projet du jour prendre forme, des fondations.. Il est projeté de construire une ville factice qui apparemment détournerait l'attention d'une bonne partie des Hordes. J'ai parfois eu droit à un regard froid, d'autres fois à un regard presque bienveillant auquel je répondais par mon mince sourire..


Le ciel devient couleur orange, la construction du jour s'achève sous les derniers coups de marteaux portés sur les structures de métal. Les explorateurs reviennent. Aujourd'hui, pas de blessé, il reviennent chargés comme des mules et couverts de sang.. Ils ont dû combattre quelques zombis insistants.. Ils vont déposer leurs trouvailles à l'atelier quand il s'agit de ressources, dans la réserve des rations quand il s'agit quelque denrées presque comestibles ou de produits pharmaceutiques..  Tous les groupes dressent alors un compte rendu de leur activité pour la journée qui s'achève.. J'entends dire que les zombis voient leur nombre augmenter à proximité de la ville.. J'en frissonne, même si je sais qu'ils ne se déplacent pas la journée, mais la nuit tombée, ils seront les premiers à gratter les murs fortifiés de la ville..


Il émane comme une sorte d'allégresse, les trouvailles sont bonnes, la fausse ville pourra être mise sur pied dès demain, tout le monde sera mis à contribution, très peu partiront explorer. La "réunion" s'achève.. Toujours quand elle s'achève, les lueurs violacées dans le ciel disparaissent laissant le noir de la nuit prendre place, beaucoup rentrent sans attendre dans leur tente, d'autres restent à proximité du chantier à discuter, rire parfois, et fumer.. Pas très loin d'eux, leurs éclats de rire me parvenant m'arrachent à chaque fois un maigre sourire..  Où vais-je dormir ce soir?


Une main se pose alors sur mon épaule, je sursaute à outrance prête à crier de toutes mes forces, sitôt on m'adjure de me calmer,  que je ne risque rien, que je devrais rentrer, que ce n'est plus l'heure pour moi d'être encore dehors.. Et je reconnais l'âme charitable qui m'avait accueilli dans sa tente la veille.. Elle ressemble à une grand-mère, pourtant elle est jeune encore, mais une abondante chevelure blanche orne son crâne maintenant.. Elle m'attrape par la main la serrant chaleureuse et bienveillante s'excusant de m'avoir fait peur, elle m'entraîne à l'abri dans sa tente où m'attend une petite couche de fortune que je quitterai pour me cacher au plus loin lors de l'attaque à venir.. Elle m'y installe me parlant doucement, déplorant mon état, pestant contre le rationnement d'eau qu'elle comprend et que je comprend aussi; qui m'empêche le minimum salutaire d'hygiène.. Puis elle peigne mes cheveux des ses doigts, elle raconte des choses et d'autres sur sa vie, je l'écoute sans l'interrompre acquiesçant seulement d'un hochement de tête lorsqu'elle me posait une question..


Mon nounours contre moi serré, je me sens m'endormir contre Elle d'un sommeil léger qui se coupera à Leur moment,

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Je me souviens ..  (Le Jeune Femme dans le Sable) posté le vendredi 27 novembre 2009 22:21

 



Tout est flou.. De lointaines paroles me parviennent..

-".. Et je vous laisse le choix du dessert.."

-"Je me répète, mais.. je persiste, le héros pour la fin.." Est-ce vraiment moi qui ai dit cela?


Un flash blanc..

Puis deux corps nus enlacés, s'épousant inlassablement, deux êtres qui se jouent de la terreur ambiante, Ils savent qu'à chaque instants ils peuvent mourir, et pourtant la passion qui anime chacun de leurs gestes m'est familière.. Je ne distingue pourtant rien de précis, c'est flou.. mais je sais tout simplement, de même je ressens.. Comme si c'était.. moi?



Un nouveau flash blanc..

Mais oui c'est moi.. Dans un long soupir je m'agrippe à Lui.. Qui est-il? Je n'en sais rien..Un Nom me vient au bord des lèvres M... Mais j'aime à sentir ses mains avides glisser sur ma peau, ses lèvres dévorantes parcourir mon cou.. C'est si... Mon dieu! Cette douleur fulgurante et déchirante.. mon cou.. Je suis blessée.. Comment? Qu'est-ce qui se passe?Je sens mon sang s'écouler abondamment.. Il m'a mordu? Pourquoi??? Sa tête jusque alors enfouit dans mon cou se redresse. Une vision d'horreur.. Ce n'est pas un "homme vivant" c'est un des Leurs! Un des Hordes.. comment?? Suffocante, commençant à me noyer dans mon propre sang, la terreur me pousse à tenter un cri.. Je n'ai le temps de rien, déjà il replonge, plantant ses dents avec autant de rage qu'une bête sauvage.. Il va m'achever.. Il va me déchiqueter, Il...

-"AAAAAH!!!!!!"

Le souffle le court, je me redresse.. D'instinct je porte une main vers ma gorge.. Rien.. Un cauchemar.. une saloperie de cauchemar! Je suis en nage et dégluti difficilement, reprenant peu à peu mes esprits.. Je me suis endormie.. en plein désert que s'est-il passé? Lentement je relevais une main engourdie que je mis en visière devant mes yeux, les protégeant du soleil toujours aussi implacable.. Je cherchais à distinguer quelques chose, n'importe quoi au loin.. Mais rien comme toujours.. Je me redressais alors sur mon séant.. parcourant d'un œil rapide mais néanmoins précis  le lieu où je me trouvais.. Une vieille maison délabrée donc ne subsistaient que quelques pans de murs dont les briques s'effritaient irrémédiablement.. Dans ma guigne de m'être écroulée, je suis par chance tomber au pied d'un de ses murs, profitant à mon insu d'une toute parcelle d'ombre..


 

Je parvins à me relever assez difficilement, je chancelais tellement que je manquais m'effondrer à chacun de mes gestes..  Après quelques instants sûre de mes appuis je fis un pas puis un autre tout en regardant le sable dans lequel j'avançais.. Je m'arrêtais soudainement pétrifiée par ce qui se révélait à moi.. Je plongeais alors telle une furie dans le sable..

 
- "Merde! merde! merde! Je peux pas l'avoir perdu!"

Frénétiquement, je déblayais du sable par ci et là.. recherchant mon sac à dos.. lequel contenait les ressources nécessaires à ma survie! Rien.. je ne trouvais rien.. Affolée, je fouillais, le sable volant de toutes part, et la rage me montant au ventre.. Aucune trace.. J'enfonçais alors un poing rageur dans le sable..

- "Putain! J'vais claquer dans ce trou à merde!"

La rage de nouveau, je martelais le sable de mes poings.. Sous l'un deux je sentis comme un objet.. Je me mis à désensabler sans grande conviction.. C'est alors que je vis une lanière.. comme celle de mon sac! Un petit chien n'aurait pu creuser aussi vite, même pour son nonos! Dégageant en un rien de temps l'objet je laissais échapper un long soupir.. J'entrepris ensuite de vérifier son contenu.. une dernière ration d'eau, une poignée de vis et autres écrous.. une pièce de tissu qui servirait probablement à rien d'autre qu'un bandage de fortune.. une boite de conserve dont la date de péremption était dépassée depuis des mois? des années? vide!.. Et mes petits "bonbons" que j'attrapais et comptais vérifiant aucune perte.. J'en dirigeais un vers mes lèvres, j'avais besoin d'une dose, lorsque je suspendis mon geste.. Ma perte de conscience.. Bien sûr!  Quelle idée de se droguer en plein désert alors qu'on est à la limite de la déshydratation?!!


 

Je me frappais le front violemment! "pauvre folle! Tu le savais pourtant! Rhaaa ces junkies tous pareils!"Pourtant je réfléchissais, mes petits "bonbons" leur nombre n'avait pas diminué.. Je me creusais la tête.. remontant le temps en pensées.. Je voulais garder ma dernière ration d'eau.. mais au bord de la déshydratation.. J'ai pas touché la gourde.. Les hydratomes.. ces fameuse pilules au même effet que l'ingestion d'eau.. J'en avais avalé toute une poignée..  La perte de conscience un effet secondaire? Fort possible...

Un râle immonde vint troubler mes pensées.. Je le reconnu de suite.. Celui d'un de ces foutus morts encore bien "vivants"! Ni d'une ni deux je bondis alors sur mes pieds prête à me défendre à la mort s'il fallait.. Il venait dans mon dos.. à présent je lui faisais face.. ses membres décharnés, putréfiés, en lambeaux.. Vers moi il se trainait.. vers sa bouffe.. Je cherchais du regard l'éventuelle présence d'un de ses congénères.. rien, il semblait isolé..

 

Je laissais tomber mon sac au sol, me baissais pour m'emparer du cran d'arrêt que je dissimulais dans une de mes bottes.. Il était vieux de la vieille, sa lame émoussée semblait sur le point de tomber en morceau à chaque usage, et pourtant jamais elle n'avait faillit à la tâche..

 

- "L'un de nous deux va crever ici même.." lançais-je.. "grgl grglgrrr.." eus-je en réponse.. "Et ça ne sera pas moi!!" concluais-je en m'élançant hargneuse vers mon prédateur, la prise assurée sur le manche de mon couteau.. Je n'eus aucune peine à en finir.. le jour ils étaient si lents qu'ils étaient incapable de quoi que ce soit ou presque..Mais la nuit tombée s'en était tout autre chose.. Un coup de pied à la volée dans ce qui semblait être un ventre, lequel après coup laissa échapper des viscères putréfiées et grouillantes.. Suivit ensuite d'un coup de lame au niveau du cou.. "glglgrr.." fut ce que la tête parvint à dire avant de tomber sèchement sur le sable, suivie de près par le corps parcouru de soubresauts qui s'écroula ensuite inerte..  "Ça en fait toujours un de moin.. tsss!" je restais un instant à contempler cette chose d'un œil méprisant.. Je reniflais et crachais..


 

Revenant sur mes pas je ramassais mon sac le passais à une épaule, et repris ma route à travers de désert sans fin, espérant finir par tomber sur un bastion de résistants.. La respiration haletante résultat après coup de ma petite "rencontre" j'essayais de rependre le contrôle, il ne faisait pas bon d'être sous l'emprise d'une forte émotion dans ce vide! Tout alors que j'avais retrouvé ma cadence, je me laissais aller à repenser à mon mauvais rêve.. Je songeais alors amusée qu'aux détails près, j'avais réellement vécu ce rêve.. Je murmurais.. "Marlow.." Je revis alors défiler devant mes yeux mon séjour dans cette ville qui maintenant n'était plus..


**Souvenirs**

 

- Alex: "Bon les gars, je pars faire un peu de fouilles, je ne m'éloigne pas trop, si vous voulez me rejoindre, je serais vers l'est! Je suis parti!"


-Chad: "Bon bah.. maintenant je peux fermer!"

Je revenais du chantier, et alors que ses mots parvinrent à mes oreilles, j'allais le pas décidé lui faire comprendre.. "Crétin! tu sais bien qu'il faut éviter de la refermer à tout bout de champ avec le nombre d'hommes qu'elle mobilise!" Dans mon dos arrivaient Thorgen et Saber qui revenaient de l'atelier.. Il s'exclamèrent..


- Saber: "Ah! ah! ah! Elle n'a pas compris la blague!

- Thorgen: "Ouais, ah! ah! Bien joué Miss!"

- Moi: "Ah ouais et alors? Au lieu de rire comme des cons expliquez!"

Je pestais.. Et par la même je venais de leur déclencher une crise de fou rire.. Y s'foutaient moi.. Je voulais comprendre! Les observant l'air "z'êtes cons!" je réfléchissais à cette fameuse blague.. la blague.. la blague.. une blague trop conne.. et je la comprenais que maintenant.. Or de question d'me laisser enfoncer! Je les houspillais..


-"Ouais s'bon j'ai pigé! Mieux vaut tard que jamais hein! Et celui qui se moque j'en fais mon casse dalle!"

Je pris même l'expression appropriée.. Et Chad de me répondre.. "Ce serait un plaisir que d'être mangé par toi!" et de déclencher de nouveau l'hilarité générale.


- Thorgen: "C'est certain qu'on s'y abandonneraient volontairement!" riant.

- Moi: "Ouais, ouais.. je regarde, je regarde, et j'vois pas grand chose à "manger! Tss.."

- Saber: "C'est pas la taille qui compte méchante!"

Il offrait un air faussement outré des plus hilarants, je répondis..

- "C'est un mensonge inventé par la gente féminine destiné à vous rassurer sur le calibre, et nous permettant ainsi de  ne pas supporter vos incessantes crises de ouin-ouinage! Alors.." je les toisais tous.. "Songez donc, que quiconque demoiselle vous rétorque que la taille ne compte pas, elle vous ment tout simplement!"

J'éclatais de rire à leurs têtes, se reprenant ils ne tardèrent pas à me rejoindre. Un petit groupe de marades était né.. Les travaux du jour réalisés et les équipes d'expédition revenant les unes après les autres signalaient la fin de la journée.. Le petit composé de Chad, Saber, Thorgen et moi dans un premier temps était allé se poster près de la porte de la ville. Peu à peu certains venaient s'y ajoute curieux des éclats de rire, et de l'animation qui y régnait.. Vash, Marlow.. et d'autres qui eux restèrent discrets..


Là en errance sous ce soleil assassin complice de ce désert sournois me remémorer tout cela m'arrachait d'une certaine façon le cœur.. Des moments pareils, uniques.. perdus.. dévorés par ce désert et les  saloperies qui l'infestent.. Je soupirais replongeant dans mes pensées..


*****


La nuit tombait et tous étions toujours au même endroit, échangeant blagues (que je comprenais tout de suite cette fois!) boutades, mots et discussions en tous genres.. Thorgen et Saber d'anciens étudiants en langues nous firent démonstration fort belle de leur maîtrise du japonnais.. Étant les deux seuls qui le parlaient, ils se prirent d'amicales boutades dans la figure.. des "tchin touïng toung" et autres "hara-kiri" fusèrent.. "oué c'est ça nous aussi on sait hein!" Avec pour seuls résultats l'hilarité générale.


Je revois aussi Thorgen sortir de la ville tel un Rambo hurlant aux zombis de se ramener , qu'il allait leur faire une sacré fête, Chad, Saber, Alex qui était revenu, et Vash se ruer vers la porte et la refermer à toute vitesse, Thorgen qui reste comme interdit mais se reprend aussitôt: "Ouais! Toute façon j'vais taillader du zombi regardez bien!" En effet, il s'était rué sur quelque zombis isolés qui commençaient à se montrer aux abords de la ville et les explosa littéralement.. oui exploser était bien le terme adéquat.. Il revint un poing victorieusement dressé.. "Et voilà! j'entends la ville entière m'acclamer si c'est pas beau ça!"


- Moi: "Je suis la ville! Et je t'acclame pas donc.."

- Vash: "Non, non, tu te trompes, on entend rien.'

Thorgen s'assit alors en tailleur dans le sable : "les véritables héros ne sont jamais reconnus à leur juste valeur.. et j'en ai de la valeur! Je m'en fou j'ai pas peur j'reste là! j'vais tous les butter!" Et de nous autres à rire allègrement. Quand bien même deux d'entre nous allèrent lui entrouvrir la porte lui permettant ainsi de rentrer, il fut accueilli par d'amicales bousculades et autres tapes dans le dos ou sur les épaules. Quelle ambiance!

 

- Saber: "Allez tous dans ma planque! Ce soir c'est bière, orgie et bière à volonté!" S'adressant à moi le sourire bien accroché: "Oublie pas de venir hein?"


- Moi: "Ta gueule!" Lui de me répondre: "Hum.. dommage ça sera sans toi alors! haha!"

 

Lui faisant face, je posais mes mains de part et d'autre de ma tête au niveau des tempes.. l'air d'une folle: "J'vous laisse! Je tiens pas à faire claquer mes neurones en moins de deux avec vous! J'me sens déjà plus!" Je les saluais tous me répondirent, et je partis reprendre possession de ma tente.. En y entrant j'allumais une lanterne plus que vieillie dont la lumière blafarde et faible me suffisait amplement à faire mon petit inventaire habituel..

 

En premier lieu la lampe était toujours là!.. Mon sac à dos aussi.. Quelques vieux habits qui se résumaient à un t-shirt miteux et un vieux jean partiellement déchiré.. Je fouillais mon sac.. tout était là.. Et oui, il y en avait toujours certains qui profitant des absences et occupations de la journée, se glissaient dans les tentes repartant les mains "pleines".. J'y avais jusque là échappé.. C'était pas plus mal.. surtout que je risquais beaucoup avec mon souci..

 

Me dirigeant vers ce qui me servait de couche.. de vieux cartons moisis.. pour ne pas dormir complètement sur le sable c'était largement suffisant!..  Je creusais en vitesse, juste assez pour y enfouir le sac, confiance ou pas.. Ce qui est à moi le reste! Je me redressais ensuite et levant haut les bras je m'étirais, c'est alors que j'entendis un léger froissement de toile.. quelqu'un venait, ou plutôt entrait.. Je me postais de façon à faire face à l'intrus.. Que je reconnu immédiatement je l'avais quitté avec les autres une vingtaine de minutes auparavant.. Marlow!

 

Il débarque comme ça.. Où se croyait-il? Je posais sur lui un regard froid.. il déclara: "J'ai vu de la lumière..." de même il me fixait le plus simplement du monde. "... et je suis entré!" Rien que ça? J'en restais perplexe et bien déstabilisée pour le coup!


-"Tss... j'aurais pu t'assommer crétin! Et l'orgie c'est pas ici!" Lui me souriait : "Et avec quoi? Avec tes fragiles petites mains?"

-"Elles en sont pas moins dangereuses pour autant!" Je lui montrais de la place.. "Puisque t'es là poses-toi donc, et dis-moi ce que t'es venu faire.. ICI!" Je le laissais s'asseoir, je restais debout a le toiser..  Il répondit: "Je suis venu discuter, c'était pas facile tout à l'heure, heure qui était à l'humour.."


 

Malheureusement, je ne me souviens plus de notre conversation, je sais qu'elle n'a pas durée longtemps, l'heure de l'attaque étant proche.. Seules les dernières phrases demeurent..

 

- Moi: "[...] la première équipe d'expédition? celle qui succède à l'attaque?" Non j'en serais pas, je serais de chantier une bonne partie de la journée, j'irai je pense faire un tour à l'extérieur après..

 

- Marlow: "Dommage, on aurait été ensemble.. Un vieux centre commercial en ruine a été découvert, l'endroit est très certainement infesté, alors la présence de tes bras.. de bras.. Enfin plus on est nombreux mieux c'est!"


- Moi:" Vous êtes déjà une bonne équipe, il ne devrait pas y avoir de soucis. Je serais de la prochaine alors.."

Soudain, des bruits sourd, des poings s'acharnant à frapper contre les remparts, se firent entendre.. Nous restâmes silencieux, tout deux sachant que c'était L' Heure.. Lui partant: "C'était agréable de discuter.. Il sont à nos portes.. On remettra ça si on survit à cette nuit.."

 

-"Si on survit.." Il partit, j'allais m'asseoir sur ma couche attentive à ce qui se tramait contre nous.. le Gibier.. Les défenses aux abords de la villes avaient été consolidées, les remparts aussi.. Ne restait qu'au destin? Pff, faites-moi pas rire.. à Quelque chose d'agir.. qui passerait la nuit.. qui ne la passerait pas..


 

 Au matin.. je notais alors que je me réveillais.. survivante une nuit de plus! Et trouvais un vieux morceau de papier près de ma tête..



Pis quoi encore? J'ai rien demandé! Une journée chargée s'annonçait en perspective, pas le temps de penser bêtises! Je sortis de ma tente laissant tomber sur le sol de celle-ci le mot...


 

En fin de journée.. le chantier se terminait et les équipes expéditionnaires revenaient dont la sienne.. J'y jetais un vague coup d'œil, puis me remis à l'ouvrage.. j'aurais quelque heures pour fouiner deux trois choses dehors, c'était suffisant. Les projets du jour achevés, je me ruais en dehors de la ville pelle en main.. Je m'éloignais d'environ 3 kilomètres de la ville, et à coups de pelle je me mis à ratissé ma zone.. Je n'y trouvais que des ressources inutilisables, ou des débris de ferraille, tant mieux un séjour à l'atelier ça redeviendrait d'la bonne ferraille! Absorbée par ma tâche petit boost aidant, je ne m'aperçus pas des heures qui passèrent, la nuit tombante, je décidais de rentrer rapportant ce qui pouvait l'être.. j'avais déterré un vieux frigo!


 

Le tout déposé dans le lieu adéquat j'allais ensuite chercher un repos bien mérité.. Mes petites vérifications habituelles pendant lesquelles, je retombais de nouveau sur le petit mot.. totalement oublié jusque là.. Une blague de mauvais goût? Attendait-il? Pourquoi irais-je?... Femme de sale caractère.. je restais tout de même femme, et donc un tantinet sensible à la curiosité.. J'allais voir ce qu'il en était.. Au pas de sa tente, je restais sans rien faire de longues minutes, sans chercher à signaler ma présence.. Je m'assis ensuite sans bruit en tailleur, le regard rivé sur le lointain, regardant la nuit violacée virer à un noir ténébreux.. Rien n'indiquait qu'il puisse être là. Au bout d'un moment je finis par demander: "Marlow?" ...

 

Une voix s'éleva de l'intérieur de la tente: "Je suis là.. J'ai cru que tu avais décidé de ne pas venir finalement, je suis content de m'être trompé." Dans un bruissement de tissu, laissant entrevoir l'intérieur de la tente d'où émanait une légère lueur (si légère qu'elle ne transparaissait pas de l'extérieur), il sorti de son abri. "Alors, comment s'est passée ta journée ? Si tu veux bien te donner la peine d'entrer, nous serons surement mieux à l'intérieur."

 

J'eus un rire, je ne fus (et ne suis toujours) pas capable de déterminer ce qu'il signifiait.. la fatigue sans doutes.. Je me relevais et le suivit me donnant comme demandé la peine d'entrer disant.. "Toute sorcière que je suis (clin d'œil aux marrades de la veille).. je reste curieuse" En effet sitôt entrée, j'étais déjà mieux, je pris place sur une parcelle dégagée.. "Ma journée? Productive au niveau des chantiers et fructueuse par la suite même si je n'ai pas été en mesure de tout rapporter..  J'ai l'impression d'être toute de sable, de manger, respirer, boire du sable et rien que ça.. pfff.. et toi de ton côté?"

 

Marlow  à son tour se mit à rire avec légèreté. "Et bien ta curiosité et ta question vont trouver réponse ici-même." Il m'invita à détailler son abri. dans un coin plus propre que les autres de la tente était aménagée une espèce de petite table faite de bois de récupération. Un couteau qui a vu des jours meilleurs était placé à côté d'une fourchette et d'une assiette taillées elles aussi dans le bois. Et sur l'assiette reposait un "magnifique" steak à l'aspect bien plus engageant que la nourriture habituelle.


- "Voilà, ce n'est pas un "paquet cadeau" à proprement parler mais plutôt une ambiance et un bon repas que je te propose. Après ta journée je pense que tu dois avoir faim ! Nos réserves regorgent de nourriture, je pense donc que te réserver ceci n'handicapera pas la communauté... Et puis tu le mérites bien."


 

 Je restais le regard rivé sur le "paquet" assurément je devais en avoir les yeux grands ouverts.. "C'est un vrai?? Pas un de ces os bien charnus infectés que beaucoup essayent de faire passer pour des mets rares?? J'y crois presque pas.." La surprise passée, je me relevais de nouveau et attrapais le bras de Marlow et le tirais à ma suite vers "notre table"..


- "Tu te joins hein? On dirait pas comme ça.. mais j'ai quelques rudiments de politesse, haha!"

- "Avec plaisir!. Comme tu t'en doutes surement, j'ai trouvé cette perle rare dans le supermarché  que nous avons été explorer. Je peux t'assurer qu'il faisait même encore frais là où il était conservé !" Il continua: "Et autant le désert sait bien cacher les perles rares, autant je sais que toi aussi tu fonctionnes comme ça. Sous l'esprit farouche dont tu fais preuve en public se cache une perle rare de douceur, voilà ce que je crois." Il me mit les couverts en main.. Je restais sans voix.. "Allez, apprécie-le. Qui sait combien de jours nous pourrons encore survivre ici, autant profiter de la vie comme elle vient. Et puis tu vois, je fais attention à ce que tu dis : tu n'arrêtais pas de dire que tu gardais le héros pour la faim, te voilà servie !"


Couverts en main malgré moi.. Je m'installais..  sans toucher à rien pour le moment.. Un long silence plana, je le brisais..

 

- "Je suis incapable de te dire si tu crois bien ou pas.. Mais je peux te conforter.. en effet il est des choses cachées qui sont"

 

De nouveau quelques instants de silence pendant lesquels je me perdais en réflexions, attaquant distraitement le met au couteau.. j'en pris une première bouchée. "Oh! ..." Je m'empressais d'en détacher un autre morceau que je brandis alors vers mon hôte..

 

- "Aller goûte! Pas de chichis! Ouvre!" Il me pris délicatement la main.. (je m'efforcerais de n'en rien remarquer)  pour éviter de se faire éborgner peut-être en s'approchant? Puis il suivit les "ordres" de son invitée et croqua avec plaisir, je le vis bien, le morceau de steak. Un sourire sur les lèvres, il déclara ensuite...  "C'est vrai que c'est bon ce machin! Finissons vite ce repas, Je sens qu'ils vont bientôt arriver, et je n'aimerais pas les voir gâcher cet instant. Et au fait.. je vous laisse le choix du dessert Miss!"

 

 Je le fixais un court instant.. puis sourire aux lèvres j'entrepris de tailler pour nous deux, en morceaux égaux ce royal repas.. "Oui, ils ont le don de se faire sentir.. je les vois même ramper en notre direction.." De rapides bouchées.. j'en eu vite fait fini et reposais sans bruit les couverts.. Je le fixais alors sans détours.. "Je me répète, mais.. je persiste.. le "héros" pour la fin!"

Retour au présent..

 J'éclatais de rire seule sans ce désert qui même mes faibles éclats de rire semblait dévorer.. Je l'avais vraiment dit! "Quelle garce allumeuse!" Je riais de plus belle, avançant tel une automate ne sentant plus la douleur dans mes jambes, mes pieds chauds dans mes bottes rôties tant par le soleil, que par le sable brûlant qu'elles foulaient.. Je retournais dans mes souvenirs..

 

*****

 

- "Pour la faim et pour la fin, je suis là pour toi .." Répondit-il..  "Nos défenses tiendront sans problème, ce soir. Oublions les à présent, à deux nous rendrons cette nuit plus belle." Sans détours, Il se rapprocha de moi et me caressa la joue, me murmurant: "J'espère que tu me laisseras voir cette douceur que tu caches aux yeux de tous." .. Bon sang quel neuneu lui! Je lui attrapais alors le poignet sans ôter sa main contre ma joue.. D'un pas vers lui je balayais la distance qui demeurait entre nous.. "C'est tellement plus amusant de jouer à "cache-cache"..

 

A ce même instant son éclairage de fortune rendit l'âme nous plongeant dans l'obscurité nous dérobant la vue pour mieux nous offrir le toucher.. Je continuais: "Puisque l'on en est à oublier.. Si on s'oubliait pour changer.. je sais d'ors et déjà comment te remercier.."

 

-"Je te fais confiance pour ça.." L'autre main de Marlow s'avança à son tour pour se poser délicatement dans mon dos tandis que son visage faisait de même, cherchant dans de légers tâtonnements mes lèvres.. en me déclarant à mi-voix: "Je vais te trouver..."


 

Que dire? Mes lèvres, il n'eut pas à les chercher longtemps.. Je les lui offris sitôt que les siennes effleurèrent les miennes.. s'en suivit un premier baiser long et timide..Ma main relâcha son poignet, remontant le long de son bras.. pour venir se poser dans sa nuque.. Étrangement, je songeais l'espace d'un instant qu'autant les défenses de notre patelin s'étaient révélées infranchissables la nuit dernière, autant les miennes en cet instant s'effritaient peu à peu.. (Sale caractère hein?)

 

Je sentis Marlow laisser ses mains courir le long de mon corps, alors que nos baisers se faisaient plus passionnés. Sa fougue, à laquelle venait se mêler la mienne était d'autant plus grande que nous serions tous deux en vie pour la journée à venir, et qui sait, même plus longtemps. Dans un souffle il murmura: "Tu es un mystère pour moi. J'espère rester avec toi assez longtemps pour avoir le loisir de te découvrir complètement".Je ne répondis rien..  Lentement, ses mains remontèrent le long de mes hanches dans une caresse langoureuse, se glissant sous mes vêtements. Il entreprit alors d'enlever avec délicatesse mon haut tout en couvrant mon cou de baisers brulants..


Ce fut une Belle Nuit...

 

Le lendemain je fus d'expédition comme convenu. Dans notre petite troupe Je retrouvais Marlow bien entendu, Saber et Chad, les autres étant d'atelier pour la journée.. Déconneurs comme ils étaient, ils ne mirent pas long feu à comprendre.. Et furent encore plus rapide à dégainer des kilomètres de bêtises.. Des joutes verbales en passant par des gifles perdues, ou de grands moments de solitude dans lesquels devant la vérité de faits devinés crument balancés, je me retrouvais rougissante et sans voix face à ces énergumènes de la pire espèce, avec pour seul soutient Marlow tout sourire qui me posait soit une main sur la taille, soit me prodiguait de petits baisers dans le creux du cou.. Le périmètre sûr, nous nous séparâmes, allant séparément ratisser un secteur.. Une journée de fouilles comme une autre.. Si ce n'est que l'un du groupe revint blessé à la tête.. Peut-être trouverait-on de quoi lui faire un bandage rudimentaire.. Sans quoi, il mourrait certainement de sa blessure dans les jours à venir.. Enfin mourir.. Il irait rejoindre Leurs rangs..


 

Plus tard dans la soirée Marlow vint me retrouver dans ma tente.. Nous discutâmes de tout et de rien sans pour autant dévoiler quoique ce soit qui puisse nous concerner l'un ou l'autre.. Des baisers par ci, des baisers par là. une caresse effleurée ainsi.. Nous nous aimâmes de nouveau, intensément, passionnés.. amoureux? ...

 

L'un contre l'autre endormis, le boucan d'un effondrement nous fit bondir.. L'attaque.. Ils étaient rentrés??? Un hurlement d'horreur nous donna réponse.. Les défenses avaient cédées.. Il devaient être une multitude en ce cas.. Il se rhabilla et quitta la tente, je me rhabillais, déterra mon sac et sorti à mon tour.. La débandade dans la ville vifs, à l'affût, à la chasse tels les prédateurs qu'ils étaient, des citoyens de notre petit patelins se faisaient dévorer dans les rues dans leur tente.. Que de cris.. Que de grognements indescriptibles.. Trouvant un couteau à terre, je parvins grâce à lui à me tracer une chemin sans dommages..

 

La banque, je m'y dirigeais, tout prendre, tout vider.. Je n'écoutais que mon seul l'instinct, qui ne contredisait en rien mes idées, j'étais parfaitement claire d'esprit.. Un bandage, des produits pharmaceutiques, une tournevis, des vis, des écrous, la nourriture.. Un zombi me surpris d'un geste vif je me servi de mon sac que je lui assénais à la volée, pour le repousser, je profitais alors du cours laps de temps qui m'était imparti puis me diriger vers le puits.. Je parvins à y prendre trois rations d'eau.. Il fallait partir.. Nous étions submergés.. Mais quitter la ville maintenant reviendrais à mourir de leurs crocs, je couru vers l'atelier annexe à ce qui fut le chantier.. Me cacher me dissimuler.. Je devais trouver quelques chose, mon regard s'arrêta sur une caisse de bois rafistolée.

 

Ils se cognaient de partout faisant tomber outils, planches, ferraille au sol, Ils avaient faim ils cherchaient à manger.. Ils me cherchaient.. Recroquevillée au maximum sous la caisse, je les espérais stupide, rien ne prouvait une quelconque once d'intelligence.. mais tous les prédateurs se valent quels qu'ils soient.. Je retenais à grande peine ma respiration.. qu'ils ne m'entendent pas, ne me sentent pas.. Que "Quelque chose" agisse et vite quelle que soit l'issue!

 

J'ai du somnoler un bon moment.. Car de nouveau alerte, je n'entends plus rien.. le calme après le chaos.. Je bouge puis m'arrête guettant le moindre bruit.. Rien j'émerge lentement sans bruit de ma "cachette".. pas de bruit.. J'ose regarder plus rien.. Le jour semble se pointer..  Ils sont donc repartis.. Je sors d'un pas précipité et je regarde la ville que nous avions tous construite.. il n'en restait rien.. Je voulais appeler mais aucun mot ne franchit mes lèvres.. Chad, Saber, Thorgen.. Marlow.. étaient-ils?... Je m'assénais une gifle violente, m'ordonnant intérieurement d'oublier tout ça! et de partir.. Ce que je fis.. Quelle route? Celle du sable!

 

 ****

 

Tout en me rappelant cela, je commençais à faiblir.. mes forces m'abandonnaient peu à peu.. Je n'avais plus d'eau plus rien.. mes jambes menaçaient de fléchir à chacun de mes pas. Les lèvres sèches craquelées, j'étais déshydratée, je chancelais sans m'en apercevoir, j'étais encore dans mes pensées verrouillées sur Lui.. Ça faisait bien quatre jours que j'étais partie.. Était-il vivant? Je l'espérais.. Mort? Je le pleurais de larmes sèches.. S'il était vivant se retrouverait-on? Que ferais-je si jamais cela arrivait? Je me sentais partir, je ne voyais pas le sol se rapprocher.. "Je suis.. J'étais amoureuse! Nunuche! Je t'oublierais.." eus-je le temps de lâcher avant de tomber sans connaissance. Perdue dans mes pensées, je n'avais pas distingué les remparts au loin.. Prise dans mes pensée pour Lui je n'avais pas pu en déduire qu'il s'agissait d'un autre bastion de survivants. Plongée dans l'inconscience, je ne vis, ni ne senti que l'on me portait assistance.. à mon réveil.. Il faudrait reprendre le "jeu" de la survie une nouvelle fois..
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De Nouveau  (Le Jeune Femme dans le Sable) posté le vendredi 27 novembre 2009 22:25



Un train-train bien tranquille jusque là...


Sous cette chaleur assassine, je me redressais et m’étirant, je m’essuyais le front du dos de la main. Travailler au chantier sous cette chaleur devenait de plus en plus difficile.. Mais partir en quête de ressources dans le désert n’était pas meilleur.. Cependant, je me réjouissais quelque part de ce que mon tour de sortir par delà de ces remparts était pour le lendemain. Deux trois vérifications hop, ma journée sur le chantier se terminait! Je me rendis au puits de fortune qui avait été creusé.. J’y trempais une main que je fis ensuite courir sur mon cou et mon visage, je soupirais.. J’allais ensuite m’isoler dans mon abris de fortune répondant aux quelques saluts que l’on m’adressait en passant.


Un vieux matelas me servait de couche, quelque soit son état, ça fonction demeurait la même! Je me laissais tomber dessus épuisée.. Je fermais les yeux.  Deux mois étaient passés depuis que l’on m’avait rapatriée depuis le désert. Je ne m’en souviens pas. Sans connaissance et déshydratée à demi-enfouie dans le sable. J’en étais restée une semaine fiévreuse en proie au délire. Bien entendu cela aussi je ne m’en souvenais pas. J’ai mis le temps à me rétablir. La forme était là de nouveau, cependant je ressentais que j’avais été bien affaiblie..


 Enfin, j’en étais à deux mois par ici, cela faisait trois mois que cette ville résistait avec brio aux attaques de plus en plus virulentes des hordes, des morts à déplorer, peu de leur fait..  Combien de temps allions nous encore tenir? C’est sur cette question à la réponse insaisissable que le sommeil me tomba dessus.


Un réveil en sueur en pleine nuit.. Des cris?! l’attaque!! Ils sont passés! Si nombreux à présent, ils étaient à prévoir que certains passent.. Le mouvement brusque que je fis en me réveillant, me donna l’espace de quelques longues et éventuellement mortelles minute un tournis impossible, je faillis retomber patraque.. Me reprenant malgré tout, je sortis de ma tente et allait aider à lutter contre les envahisseurs..


Ce fut une longue et interminable nuit tant  l’attaque fut forte.. De nombreuses pertes étaient à déplorer.. De nombreux cadavres de zombis gisaient à terre.. Pour s’en débarrasser une seule arme: l’eau! Chantiers et expéditions n’étaient plus possibles, les survivants restants réunirent tout ce qu’il y avait de nourriture, épuisèrent le puits faisant rations d’eau sur rations d’eau.. La ville devait être laissée à l’abandon, personne ne survivrait à une nouvelle nuit comme celle qui venait de s’écouler.


Certains prirent soin de prendre dans les ruines des constructions, les ressources extrêmement rares qu’il était difficile de trouver malgré des fouilles assidues! « Pour la prochaine ville » disaient-ils « C’est-ce qui manque le plus, si on peut aider dès l’arrivée.. » Je ne partis qu’avec mon vieux sac à dos sur l’épaule, contenant quelques rations d’eau et de la nourriture, ainsi que de vieux comprimés de vitamine C périmés depuis des lustres.. Pour mes faiblesses passagères.. Tous nous nous mîmes en route.. Tous tels le peuple de Moïse nous cheminions vers une même direction dans le désert.. Mais peu à peu les routes se mirent à diverger ...


Quelques larmes par ci, d’autres par là, des promesses de se retrouver, des promesses de ne jamais se quitter.. Je me contentais de saluer poliment à tour de bras.. Mais rien ne stoppait ou ne stopperait ma route. J’eu compagnie encore un bout de « chemin » heureusement mon compagnon d’exode avait à lui seul de quoi tenir la conversation pour plusieurs. Je n’eu pas à parler si ce n’est acquiescer par ci, réfuter par là.. Et nos routes de séparèrent..


J’en eu un frisson, car pas véritablement remise.. J’étais marquée à vie, je craignais de nouveau me retrouver en fâcheuse posture. Mon esprit ne se fixait sur rien, la mémoire me faisait défaut, atrocement défaut sur ce que j’avais pu vivre ces derniers mois.. Je soupirais.. Un soupir mêlé d’angoisse et de lassitude. D’angoisse car je sentais mes jambes devenir cotonneuses.. Lassitude car.. Toujours cette vie, la seule que j’ai toujours connue..


Une longue, pénible et vide traversée que ce fut! Je m’arrêtais quelques fois, buvant de l’eau et mâchouillant de mon mieux quelques comprimés de vitamines.. La journée s’achevait je n’avais encore rien distingué de bâtiments délabrés ou autre ville à l'horizon.


Le jour à présent totalement disparu, c’est au dessus de mes forces que je devais aller, les zombis pour une obscure raison devenant  plus vifs la nuit tombée.. Les quelques rares isolés que je rencontrais, je parvins à les semer sans grande difficulté.. Cependant, je finis par tomber sur une petite meute de cinq « individus » n’ayant rien pour lutter, je dus m’agiter en tous sens esquivant de justesse des attaques certes prévisibles, mais dont la hargne ne faisait que s’accroitre au fil des minutes qui s’écoulaient..


A l’aide de mon vieux sac à dos, que je fis tournoyer en tous sens ,je parvins à me frayer une ouverture, j’eu la force de courir.. Eux à mes trousses toujours plus « vivants »! Présumant dangereusement de mes forces, je courrais, j’en avais déjà perdu haleine, le souffle me manquait.. Je trébuchais soudainement sur une .. pierre??? Je ne pus me reprendre, et m’étalais de tout mon long sur le sable.. Parvenant tout juste à me redresser sur mes avants bras je distinguais cette vieille bâtisse en ruine.. Quelques murs semblaient tenir.. J’essayais alors de me remettre sur pied sans succès, je n’avais pas le choix, c’est à l’aide de mes bras bien faibles que j’allais devoir avancer..


Lourdement, je me trainais sur le sable, sentant les forces restantes s’en aller peu à peu, et la meute à présent toute proche.. Je distinguais alors une faible lumière. Qui me paraissait bien éloignée tant ma vue se brouillait.. Je buttais sur quelque chose.. Quelqu’un.. Un zombi? C’téait la fin pour moi.. Autre chose.. ?! Lointaine, flirtant avec l’inconscience j’entendis appeler à l’aide, une équipe d’expédition.. J’avais eu de la chance de tomber sur une équipe retardataire..  Je m’effondrais..
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Contre un Autre ..  (Le Jeune Femme dans le Sable) posté le vendredi 27 novembre 2009 22:27




Depuis combien de temps errions nous ensemble Marlow, son acolyte Chriss et moi? Des semaines? Des mois? Impossible de savoir, le temps restait si.. Insondable dans ce désert sans fin. A nous trois formions un groupe soudé, même si les prises de bec à répétition, et les piques balancées à tout va entre Chriss et moi étaient légions. On n’allait pas rechigner contre un peu d’ambiance?


Notre histoire  entre Marlow et moi, m’était à présent revenue.. J’avais pourtant eu du mal à l’oublier.. Mais nous nous étions retrouvés sans vraiment se rappeler l’un de l’autre, mais en ayant une étrange impression de déjà vue. Marlow évoquait  assez souvent un ami dénommé Tanev.. Je cru au début qu’il s’agissait de Chriss, un surnom.. En fait Tanev n’existait que dans sa tête, provoquant chez lui des pertes de mémoire..


Pertes qui se manifestèrent à plusieurs reprises depuis que nous étions de nouveau « ensemble », Oubliant même jusqu’à qui nous étions Chriss er moi.. Que faire? Nous ne pouvions que l’aider au mieux.. Oublis.. Pourtant une chose ne changeait pas malgré cela.. Nous nous retrouvions toujours à passer la nuit ensemble, au bout d'un moment... Il n’était pas exact de nous considérer comme «un couple » Il y avait quelque chose c’était certain, mais comment savoir ce dont il s’agissait dans un tel monde?


Couple ou pas, nous étions des amants.. Couple ou pas, je ne pouvais plus supporter ses pertes de mémoire, c’était trop dur de devoir tout renouer de nouveau.. Puis les crises passées.. Si distant il restait, parlant très peu voir pas.. S’isolant dans sa bulle d’air..  Ais-je ressenti dans ces moment là que je l’aimais ?! Juste besoin d’un mot, d’un geste, pas grand-chose.. Nos nuits elles aussi se faisaient rares, mais là n’était pas le problème..  Je noyais alors bien facilement tout cela sous les joutes incessantes entre Chriss et moi.. En fait c’était notre façon de se parler, par boutades et foutages de gueule!


Un jours alors que nous étions d’équipes d’expéditions séparées.. Marlow et Chriss revinrent ainsi que d’autres membres blessés à des degrés divers. Chriss avait été blessé à la tête rien de très grave, la blessure aurait pu être pire et lui arracher la moitié du visage.. Mais il fallait nettoyer, le risque d’infection étant élevé. Marlow revint quand à lui blessé au torse, la plaie était telle que l’infection se déclara immédiatement. Par chance, tous deux s’en sortirent.


Marlow fut le premier sur pied malgré une convalescence imposée. L’infection s’emblait avoir fait empirer les choses, je ne le croisais plus et quand c’était le cas juste quelques mots vaguement échangés.. Tant pis, je faisais fi, n’attendant plus rien! Chriss vit une petite infection se déclarer, pas  très virulente, mais le risque lui restait le même, Il s’était retrouvé attifé d’un bandage autour de la tête débordant sur l’œil droit, lui donnant un air de pirate. Sa joute ne s’en trouvais pas affaiblie loin de là!


Une nuit après que l’attaque fut passée, je me trouvais dans la tente de Marlow, j’étais venue m’endormir contre lui qui l’était déjà.. Je me levais, une idée de frayeur m’était venue en tête en ce qui concernait Chriss.. Je laissais Marlow dormant, et à pas silencieux me rendis dans la tente de Chriss. J’entrais sans bruit, et lui bondis alors soudainement dessus, le prenant par surprise, collant ma main contre ça bouche pour éviter le boucan.. De l’autre main libre, je brandis alors une vieille cuillère métallique rouillée et rongée par le temps, je souriais sadique m’asseyant de tout mon poids sur son ventre l’immobilisant de mon mieux:


- Moi: « Je viens t’arracher ton œil à la cuillère.. Serres les fesses et les dents ça va faire un peu mal au début.. Je retirais ma main libérant sa bouche, riant à voix basse.


- Chriss: « Sale garce tu feras rien du tout j’te dis!  Il commença à se débattre.. Je maintenait sa tête immobile autant que je le pouvais, rapprochant l’arme du crime de son seul œil valide du moment.

- Moi: « Gigotes pas! Tu va avoir encore plus mal Chriss! Hihihi!

S’en suivit une lutte « épique » à la fin de laquelle, je me retrouvais les poignets fortement maintenus entre ses mains, désarmée de ma cuillère qui avait volée je ne savais où..


- Chris: « Comme je l’ai dit, tu feras rien du tout Williy! Preuve en est!»

Il s’foutait moi là sourire moqueur bien accroché sur les lèvres! Je soupirais alors défaisant mes poignets de ses prises:


- Moi: « Pfff… t’nul quoi! »

Je lui donnais un coup dans l’estomac et me relevais.. C’est alors que aussi vif ses mains s’’agripèrent à mes hanches, me maintenant assise sur lui… Non plus sur son ventre.. Mais en un endroit plus bas situé.. Tout cela se passa en une fraction de seconde.. J’en ressentis alors comme un battement furieux dans mon bas ventre..


De gestes glacials, je délogeais ses mains et lui assénais un véritable coup de poing cette fois dans le ventre lâchant: « t’égares pas connard! » De nouveau, je me relevais sans me trouver forcer à me rassoir,  mais de nouveau il se fit vif, il se redressa et s’agrippant une nouvelle fois à mes hanches, il parvient d’un mouvement de force à me ramener sur lui.. Aussitôt, il vint poser son visage dans mon cou, le caressant d’un souffle chaud et à demi bestial., il murmurait..


- « Si tu savais combien…Williy, j’ai envie de toi.. » De nouveau cette chaleur en mon bas ventre, et cette chaleur qui se dégageait de lui.. Je repoussais sa tête d’une main, de l’autre cherchant à défaire sa prises sur ma hanche sans succès.. - « tss.. Tu dérailles le con! Crois ce que tu veux, c’est pas réciproque! »  Ses mains se faufilèrent alors sous mon haut.. Brûlantes sur mes contours et mes formes, ses lèvres déposant d'enflammés baisers dans mon cou et descendant vers ma poitrine:

- « Oh si! Tu en as envies toi aussi.. Je te sens frémir.. Je te sens brûlante sous mes mains.. Cette nuit est la notre et tu le sais! » Je m’agitais, mes mouvements pour me dégager me semblaient si vains, inutiles dans cette frénésie.. - « Non, arrêtes! Tu sais bien qu’avec Marlow.. Ca ne se fait pas: Chriss! »
Mes mots finirent dévorés par un baiser.. Il me répondit tout simplement que c’était Notre nuit..


Je m’abandonnais.. Ces caresses, ces baisers, j’en avais besoin peu importe de qui ils et elles venaient.. La fougue et le désir nous emportèrent nous menant là où nous devions être emmenés.. En effet ce fut notre nuit quelques heures en fait… Mais les Nôtres..


Je ne retournais pas près de Marlow.. J’allais à ma tente

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