
Il est minuit..
Et comme toujours, c'est leur moment..
Le Leur celui où Ils déferlent contre les défenses de
la ville..
Depuis le temps.. J'ai toujours connu ce moment.. ce monde ainsi..
infesté de zombis..
Mais rien n'y fait.. j'ai toujours autant peur.
Je suis toute seule, mes parents... sont devenus des leurs.. Ils ne
m'ont pas reconnu ce soir là. de justesse, un homme courageux,
bienfaisant est venu à mon secours me permettant ainsi de fuir.. Je
ne sais pas ce qu'il est advenu de lui.. Je sais que je le reverrai
jamais plus..
Que me reste t-il? Juste un vieux nounours bouffé par les années,
bouffé par la sècheresse, bouffé par mes folles étreintes tous les
soirs à cette même heure..
Minuit..
Je suis en boule cachée sous une vieille table dans la tente d'un
citoyen au bon coeur. Je tremble, je pleure en silence.
Si jamais ils venaient à pénétrer dans la ville.. Encore des cris
de terreurs, la panique, le bruit de leur course rampante dans les
rues, leurs grognements en rien comparables à ceux d'une quelconque
espèce animale.. C'est inhumain.. Et ces râles comme s'ils se
noyaient, ce gargouilli infâme.. Quand ils mangent des gens..
J'ai peur, je veux pas qu'ils rentrent, je veux pas qu'ils me
mangent.. Je veux pas Les voir..
Minuit..
Ils se cognent dans d'étranges bruits contres les remparts de la
ville.. Dans le silence mort ça résonne, ça résonne dans la tête,
ça résonne dans les entrailles..
Apparement, ils n'y arrivent pas, alors ils s'acharnent en
colère,
C'est le signe que c'est bientôt la fin!
La frénésie les gagne, ils grattent les remparts encore et encore..
J'imagine toujours des morceaux qui se détachent.. Et j'en
frissonne..
Minuit à passé..
Ils repartent, les râles s'éloignent.. Ils ne sont pas entrés.. Pas
de hurlements.. tout le monde à survécu!
J'ai survécu! Mais je reste dans ma cachette mon nours serré contre
moi, et je pense comme à chaque fois au prochain "minuit"...
Plus nombreux, ils reviennent toujours plus nombreux..
Et ils finissent un soir par passer..




