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Un train-train bien tranquille jusque là...
Sous cette chaleur assassine, je me redressais et
m’étirant, je m’essuyais le front du dos de la main.
Travailler au chantier sous cette chaleur devenait de plus en plus
difficile.. Mais partir en quête de ressources dans le désert
n’était pas meilleur.. Cependant, je me réjouissais quelque
part de ce que mon tour de sortir par delà de ces remparts était
pour le lendemain. Deux trois vérifications hop, ma journée sur le
chantier se terminait! Je me rendis au puits de fortune qui avait
été creusé.. J’y trempais une main que je fis ensuite courir
sur mon cou et mon visage, je soupirais.. J’allais ensuite
m’isoler dans mon abris de fortune répondant aux quelques
saluts que l’on m’adressait en
passant.
Un vieux matelas me servait de couche, quelque soit
son état, ça fonction demeurait la même! Je me laissais tomber
dessus épuisée.. Je fermais les yeux. Deux mois étaient
passés depuis que l’on m’avait rapatriée depuis le
désert. Je ne m’en souviens pas. Sans connaissance et
déshydratée à demi-enfouie dans le sable. J’en étais restée
une semaine fiévreuse en proie au délire. Bien entendu cela aussi
je ne m’en souvenais pas. J’ai mis le temps à me
rétablir. La forme était là de nouveau, cependant je ressentais que
j’avais été bien affaiblie..
Enfin, j’en étais à deux mois par ici,
cela faisait trois mois que cette ville résistait avec brio aux
attaques de plus en plus virulentes des hordes, des morts à
déplorer, peu de leur fait.. Combien de temps allions nous
encore tenir? C’est sur cette question à la réponse
insaisissable que le sommeil me tomba dessus.
Un réveil en sueur en pleine nuit.. Des cris?!
l’attaque!! Ils sont passés! Si nombreux à présent, ils
étaient à prévoir que certains passent.. Le mouvement brusque que
je fis en me réveillant, me donna l’espace de quelques
longues et éventuellement mortelles minute un tournis impossible,
je faillis retomber patraque.. Me reprenant malgré tout, je sortis
de ma tente et allait aider à lutter contre les
envahisseurs..
Ce fut une longue et interminable nuit tant
l’attaque fut forte.. De nombreuses pertes étaient à
déplorer.. De nombreux cadavres de zombis gisaient à terre.. Pour
s’en débarrasser une seule arme: l’eau! Chantiers et
expéditions n’étaient plus possibles, les survivants restants
réunirent tout ce qu’il y avait de nourriture, épuisèrent le
puits faisant rations d’eau sur rations d’eau.. La
ville devait être laissée à l’abandon, personne ne survivrait
à une nouvelle nuit comme celle qui venait de
s’écouler.
Certains prirent soin de prendre dans les ruines
des constructions, les ressources extrêmement rares qu’il
était difficile de trouver malgré des fouilles assidues!
« Pour la prochaine ville » disaient-ils « C’est-ce
qui manque le plus, si on peut aider dès l’arrivée.. »
Je ne partis qu’avec mon vieux sac à dos sur l’épaule,
contenant quelques rations d’eau et de la nourriture, ainsi
que de vieux comprimés de vitamine C périmés depuis des lustres..
Pour mes faiblesses passagères.. Tous nous nous mîmes en route..
Tous tels le peuple de Moïse nous cheminions vers une même
direction dans le désert.. Mais peu à peu les routes se mirent à
diverger ...
Quelques larmes par ci, d’autres par là, des
promesses de se retrouver, des promesses de ne jamais se quitter..
Je me contentais de saluer poliment à tour de bras.. Mais rien ne
stoppait ou ne stopperait ma route. J’eu compagnie encore un
bout de « chemin » heureusement mon compagnon
d’exode avait à lui seul de quoi tenir la conversation pour
plusieurs. Je n’eu pas à parler si ce n’est acquiescer
par ci, réfuter par là.. Et nos routes de
séparèrent..
J’en eu un frisson, car pas véritablement
remise.. J’étais marquée à vie, je craignais de nouveau me
retrouver en fâcheuse posture. Mon esprit ne se fixait sur rien, la
mémoire me faisait défaut, atrocement défaut sur ce que
j’avais pu vivre ces derniers mois.. Je soupirais.. Un soupir
mêlé d’angoisse et de lassitude. D’angoisse car je
sentais mes jambes devenir cotonneuses.. Lassitude car.. Toujours
cette vie, la seule que j’ai toujours
connue..
Une longue, pénible et vide traversée que ce fut!
Je m’arrêtais quelques fois, buvant de l’eau et
mâchouillant de mon mieux quelques comprimés de vitamines.. La
journée s’achevait je n’avais encore rien distingué de
bâtiments délabrés ou autre ville à l'horizon.
Le jour à présent totalement disparu, c’est
au dessus de mes forces que je devais aller, les zombis pour une
obscure raison devenant plus vifs la nuit tombée.. Les
quelques rares isolés que je rencontrais, je parvins à les semer
sans grande difficulté.. Cependant, je finis par tomber sur une
petite meute de cinq « individus » n’ayant rien
pour lutter, je dus m’agiter en tous sens esquivant de
justesse des attaques certes prévisibles, mais dont la hargne ne
faisait que s’accroitre au fil des minutes qui
s’écoulaient..
A l’aide de mon vieux sac à dos, que je fis
tournoyer en tous sens ,je parvins à me frayer une ouverture,
j’eu la force de courir.. Eux à mes trousses toujours plus
« vivants »! Présumant dangereusement de mes forces, je
courrais, j’en avais déjà perdu haleine, le souffle me
manquait.. Je trébuchais soudainement sur une .. pierre??? Je ne
pus me reprendre, et m’étalais de tout mon long sur le
sable.. Parvenant tout juste à me redresser sur mes avants bras je
distinguais cette vieille bâtisse en ruine.. Quelques murs
semblaient tenir.. J’essayais alors de me remettre sur pied
sans succès, je n’avais pas le choix, c’est à
l’aide de mes bras bien faibles que j’allais devoir
avancer..
Lourdement, je me trainais sur le sable, sentant
les forces restantes s’en aller peu à peu, et la meute à
présent toute proche.. Je distinguais alors une faible lumière. Qui
me paraissait bien éloignée tant ma vue se brouillait.. Je buttais
sur quelque chose.. Quelqu’un.. Un zombi? C’téait la
fin pour moi.. Autre chose.. ?! Lointaine, flirtant avec
l’inconscience j’entendis appeler à l’aide, une
équipe d’expédition.. J’avais eu de la chance de tomber
sur une équipe retardataire.. Je
m’effondrais..




